L’idée de TSF est née d’un constat simple, fruit de nombreuses années d’expérience dans l’humanitaire généraliste.
Au cours de missions effectuées en ex-Yougoslavie ou au Kurdistan pendant la Guerre du Golfe, ses fondateurs ont pris conscience qu’il existait, au même titre que l’aide médicale ou alimentaire, un réel besoin en télécommunications. Ces conflits entraînaient des déplacements massifs de populations, séparaient des milliers de familles et aucune structure n’avait été prévue pour permettre à ces personnes de renouer le contact avec leurs proches.
Au fil des premières missions de TSF en 1998, il est ensuite apparu que les équipes de secours dépêchées sur place étaient elles aussi confrontées à un manque similaire, éprouvant des diffi cultés à coordonner leur action dans des zones où les réseaux de communications étaient souvent saturés ou détruits.
Les nouvelles technologies, la miniaturisation des composants et le développement croissant des réseaux satellite permettent aujourd’hui de constituer des équipes très mobiles pouvant répondre à ces besoins en toutes circonstances, quel que soit le type de terrain.
Ces avancées technologiques peuvent également jouer un rôle prépondérant en faveur des populations isolées de pays en voie de développement. Grâce notamment à ses bases Amérique Latine et Caraïbes et Asie du Sud-est, TSF met aujourd’hui de plus en plus son savoir-faire et ses moyens de télécommunications au service de projets de solidarité à long-terme contribuant ainsi à la réduction de la fracture numérique.
Aujourd’hui, disposant d’un centre de veille permanent et grâce à trois bases opérationnelles en France, au Nicaragua et en Thaïlande, ses équipes peuvent dès l’annonce d’une catastrophe ou d’un confl it, intervenir n’importe où dans le monde en moins de 48 heures et installer en quelques minutes un centre opérationnel sur les lieux mêmes de l’événement.
Les 2 bases opérationnelles de Managua et Bangkok ont trois objectifs principaux :
• intervenir plus rapidement en Amérique Latine et Caraïbes et en Asie du Sud-est, régions fréquemment victimes de catastrophes naturelles.
• développer des activités de solidarité à long terme au service des populations isolées grâce aux nouvelles technologies
• former les acteurs locaux pour une meilleure réponse à l’urgence.
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